L’éducation d’un enfant est difficile, mais celle qu’on adopte pour les jumeaux en fait plus. Il s’y ajoutera des rituels dans le cas de jumeaux Burundais.
Autrefois, et même aujourd’hui, un enfant burundais est toujours considéré comme un cadeau de Dieu, il est élevé avec beaucoup de soin et d’amour. Ce moment est une occasion pour nous de partager avec vous ce qui se passait lorsque les parents donnaient naissance à des jumeaux dans le passé.
C’était quelque chose de particulier lorsqu’il naissait des jumeaux dans une famille. Les chants et les danses accompagnaient harmonieusement la naissance des jumeaux, bien plus que lorsqu’il était né un seul enfant. Selon la compréhension de nos ancêtres, la naissance de jumeaux était perçue comme un événement inquiétant voire même en peu terrifiant, et ainsi, toute la famille était immédiatement informée de cet événement, souvent sans délai.
Ils se levaient et dansaient joyeusement pour exprimer leur bonheur. Cependant, leur joie était mélangée à une grande peur, comme si une pression pesait sur eux. Ils imploraient Dieu de leur accorder sa miséricorde et de les soulager.
Toutes ces personnes venaient avec des semences de différentes cultures, sans se soucier de leur quantité, pour apporter en cadeau à ces jumeaux. Ils dansaient joyeusement en les célébrants. Les jumeaux étaient redoutés au sein de la famille et étaient mal vus, certains disaient même que les jumeaux étaient un signe de malheur.
Certaines pratiques observées lors de faire sortir de la maison par la porte principale une mère qui a donné naissance à des jumeaux
Il en était ainsi. Les familles des jumeaux, côté paternel et maternel commençaient à se renvoyer la faute. Certains disent que les jumeaux n’appartiennent pas à leur famille, d’autres de même. Ils cherchent à s’en débarrasser pour que les conséquences de cette naissance, qui est redoutée, ne pèsent pas sur leur famille. »
Cela reflète d’une croyance ou une coutume où certaines personnes peuvent être réticentes à accepter des jumeaux ou des triplés, en raison de superstitions ou de croyances culturelles liées à des événements de naissance perçus comme inhabituels ou porteurs de malheurs. Dans les coutumes Burundais on en faisait autant.
Cela se manifestait aussi dans la célébration des jumeaux, car chaque membre de la famille suivait son propre chemin : la famille de l’époux s’asseyait de son côté et celle de l’épouse de l’autre. Ils dansaient également séparément.
Pendant les rituels, les membres de la famille du mari choisissaient le grand(le premier né des jumeaux), et ce sont eux qui commençaient à entrer dans la maison, tandis que la famille de la femme venait en deuxième position portant le petit.
Ils finissaient par danser, mais chacun de son côté sans se mêler les uns aux autres, ils s’appelaient et commençaient à se défier. Après avoir passé ce moment, ceux qui le veulent dansent à leur manière, et cette fois mélangés les uns aux autres. Chacun exprimant ses sentiments, en se vantant de ne pas avoir été affecté par les mauvais événements provoqués par la naissance des jumeaux. Après la danse, fatigués et soif, ils continuaient avec d’autres rituels pareils à ceux qu’on faisait à la naissance d’un seul enfant.
De plus, des moutons leur sont offerts. On considérait les moutons comme des animaux sacrés dans la culture Burundaise. Ainsi, on offrait des moutons blanc à Bukuru, le premier-né des jumeaux, et Butoyi, le second-né. Cela symbolise qu’on confiait ces enfants à Dieu(Rugira), le dieu qui possède des vaches et des enfants (Rugira rugira inka n’ibibindo), afin qu’il les protège, ainsi que les parents qui les ont mis au monde.
